Trump rétablit le blocus iranien et menace le détroit d’Ormuz
Le président américain Donald Trump a annoncé, lundi 13 juillet 2026, le rétablissement du blocus visant les ports iraniens ainsi que son intention d’imposer une taxe aux navires traversant le détroit stratégique d’Ormuz. Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions militaires entre Washington et Téhéran et fait craindre de nouvelles perturbations pour la sécurité énergétique mondiale.
La confrontation entre les États-Unis et l’Iran connaît une nouvelle escalade. Donald Trump a annoncé la remise en vigueur du « blocus iranien », une mesure destinée, selon lui, à empêcher les navires liés à l’Iran ou à ses partenaires commerciaux d’entrer ou de sortir des ports du pays.
L’annonce a été faite par le président américain sur sa plateforme Truth Social. « Nous rétablissons le BLOCUS IRANIEN », a-t-il déclaré, précisant que cette mesure ne concernerait pas l’ensemble du trafic maritime international, mais uniquement les activités associées à l’Iran.
Cette décision marque le retour d’une politique de pression maximale contre Téhéran. Le blocus des ports iraniens, instauré quelques mois auparavant, avait été suspendu le 18 juin dans le cadre d’une trêve conclue entre Washington et Téhéran. Cette pause devait favoriser une désescalade militaire et permettre une reprise des discussions diplomatiques entre les deux parties.
Mais la situation s’est rapidement dégradée avec la reprise des affrontements entre les forces américaines et iraniennes. Au centre de cette nouvelle crise figure le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique située entre l’Iran et la péninsule arabique, par laquelle transite une part importante du commerce mondial de pétrole et de gaz.
Lors d’une intervention sur la chaîne américaine Fox News, Donald Trump a affirmé que les États-Unis entendaient « prendre le contrôle » du détroit et devenir les « gardiens » de cette route maritime essentielle. Selon lui, Washington doit assurer la sécurité de cette zone stratégique, mais cette mission doit également donner lieu à une compensation financière.
Le président américain a ainsi annoncé son intention d’instaurer une taxe sur les navires empruntant le détroit d’Ormuz. Cette contribution pourrait atteindre 20 % de la valeur des cargaisons transportées, selon ses déclarations. Cette mesure aurait pour objectif de financer les opérations militaires et logistiques américaines engagées dans la sécurisation de la région du Golfe.
Donald Trump estime que les pays bénéficiant de la protection américaine dans cette zone doivent contribuer financièrement aux efforts déployés par Washington. Cette annonce soulève toutefois de nombreuses inquiétudes chez les acteurs économiques, qui redoutent une augmentation des coûts du transport maritime et des conséquences sur les marchés de l’énergie.
Le détroit d’Ormuz demeure l’un des passages maritimes les plus sensibles au monde. Toute perturbation durable de son fonctionnement pourrait entraîner une hausse des prix du pétrole, fragiliser les échanges internationaux et accentuer les tensions économiques à l’échelle mondiale.
De son côté, l’Iran continue de dénoncer la présence militaire américaine dans la région. Téhéran affirme que la stabilité du Golfe dépend d’une réduction des pressions exercées par Washington et accuse les États-Unis d’aggraver les tensions régionales.
Avec le retour du blocus iranien et la menace d’une taxation du trafic maritime, le bras de fer entre Washington et Téhéran entre dans une nouvelle phase d’incertitude. Le détroit d’Ormuz apparaît désormais comme l’un des principaux foyers de tension géopolitique au Moyen-Orient.



