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Ghana : Une influenceuse TikTok condamnée après des accusations contre Mahama

La justice ghanéenne a condamné, jeudi 16 juillet 2026 à Accra, l’influenceuse TikTok Camilla Alhassan à un an de prison ferme pour diffusion de fausses informations et comportement offensant. Âgée de 43 ans, elle avait accusé le président John Dramani Mahama de pratiques occultes destinées à favoriser sa victoire politique, sans présenter de preuves pour étayer ses affirmations.

Une affaire de désinformation secoue le Ghana. Camilla Alhassan, influenceuse très suivie sur TikTok, a été reconnue coupable par un tribunal d’Accra après avoir publié plusieurs vidéos mettant en cause le président John Dramani Mahama. Dans ses publications, elle soutenait que le chef de l’État aurait sacrifié 32 vaches dans le cadre d’un rituel destiné à lui assurer le pouvoir lors de l’élection présidentielle de 2024.

Arrêtée quelques jours avant son procès, l’influenceuse de 43 ans a comparu devant la justice ghanéenne et plaidé coupable des faits qui lui étaient reprochés. Elle a reconnu les charges de « conduite offensante » et de diffusion de fausses informations. Le tribunal a estimé que ses déclarations, dépourvues de preuves, pouvaient alimenter la désinformation et porter atteinte à la réputation du président ghanéen.

Le juge a ainsi prononcé une peine d’un an de prison ferme, considérant qu’une sanction exemplaire était nécessaire pour limiter la propagation de contenus mensongers sur les plateformes numériques. Cette décision intervient dans un contexte où les autorités ghanéennes cherchent à renforcer la lutte contre les fausses informations diffusées en ligne.

La polémique avait pris une nouvelle ampleur après les inondations meurtrières enregistrées le 29 juin à Accra. Dans d’autres vidéos publiées sur TikTok, Camilla Alhassan avait affirmé que les distributions de serviettes hygiéniques organisées par le gouvernement auprès des populations touchées servaient à dissimuler de prétendus sacrifices rituels. Des accusations rejetées par les autorités, qui les ont jugées infondées.

Cette condamnation suscite toutefois des réactions contrastées au Ghana. Des responsables de l’opposition dénoncent une possible restriction de la liberté d’expression et appellent à un équilibre entre la lutte contre la désinformation et le respect des libertés publiques.

Le président John Dramani Mahama avait déjà demandé aux autorités, l’année précédente, de renforcer la surveillance des contenus mensongers circulant sur les réseaux sociaux. Cette affaire relance ainsi le débat sur la responsabilité des influenceurs numériques et les limites de la liberté d’expression à l’ère des plateformes sociales.