Ebola : Un centre de quarantaine américain prévu au Kenya
Le Kenya a accepté l’installation sur son territoire d’un centre de quarantaine destiné aux ressortissants américains exposés au virus Ebola. L’information a été confirmée jeudi 28 mai 2026 par une source proche des autorités sanitaires kényanes, alors que les États-Unis renforcent leurs mesures de prévention face à la progression de l’épidémie. Cette annonce intervient au lendemain d’une déclaration du secrétaire d’État américain Marco Rubio, qui avait assuré que « aucun cas d’Ebola ne rentrera aux États-Unis ».

Une infrastructure en construction à Laikipia
Selon plusieurs sources proches du dossier, la construction du centre aurait déjà débuté dans la région de Laikipia, au centre du Kenya, où se trouve une base militaire des Forces de défense kényanes. Le projet aurait été validé la semaine dernière à l’issue de discussions entre Nairobi et Washington. Toutefois, des divergences seraient apparues entre les deux partenaires concernant l’utilisation du site. Les autorités kényanes souhaitaient ouvrir la structure à toutes les nationalités exposées au virus, tandis que l’administration américaine a privilégié un dispositif réservé à ses ressortissants. Pour l’heure, ni le gouvernement kényan ni les autorités américaines n’ont officiellement confirmé la création du centre. Les deux pays évoquent cependant « des discussions en cours » autour du projet.
Un débat qui divise au Kenya
L’annonce de cette future infrastructure sanitaire suscite déjà des réactions contrastées au sein de l’opinion publique kényane. Une partie de la communauté scientifique estime que cette coopération pourrait permettre au Kenya de renforcer ses capacités de riposte face aux maladies infectieuses et d’améliorer ses infrastructures sanitaires. À l’inverse, plusieurs organisations de la société civile expriment leurs inquiétudes quant au risque potentiel d’introduction du virus dans le pays. Le Kenya n’a jusqu’à présent enregistré aucun cas d’Ebola sur son territoire, ce qui alimente les craintes d’une partie de la population. Dans ce contexte, le président kényan William Ruto poursuit ses consultations diplomatiques. Jeudi après-midi, il a réuni le corps diplomatique à Nairobi afin d’échanger sur « une approche globale de la flambée Ebola » et sur les mécanismes de coopération internationale à mettre en place.
Washington renforce son soutien financier
Parallèlement, les États-Unis ont annoncé une nouvelle aide de 80 millions de dollars destinée à soutenir les efforts de lutte contre l’épidémie. Cette enveloppe vient s’ajouter à un premier financement de 50 millions de dollars déjà débloqué auparavant. Face à la progression de la maladie et aux inquiétudes internationales, Washington entend ainsi renforcer ses capacités de prévention tout en soutenant les pays partenaires engagés dans la réponse sanitaire, rapporte Rfi.
Norbert MEGAN YAOVI



