Les États-Unis renforcent leur soutien à la lutte contre l’épidémie d’Ebola en Afrique centrale. Le Département d’État américain a annoncé, mercredi, une nouvelle enveloppe de 267 millions de dollars destinée à appuyer les efforts de riposte, notamment en République démocratique du Congo (RDC).
Cette contribution doit permettre de renforcer les capacités des pays touchés afin de contenir le virus à sa source. Elle servira notamment à mettre en place des centres de traitement, à fournir des outils de diagnostic et à renforcer l’équipement médical des personnels de santé engagés sur le terrain. L’annonce a été faite en marge de la 81e Assemblée générale des Nations unies, à New York. Washington espère ainsi encourager d’autres partenaires internationaux à accroître leur contribution pour atteindre l’objectif de 2 milliards de dollars fixé pour financer la réponse à l’épidémie, principalement en RDC.
La RDC face à un « test majeur »
Détectée en mai, l’épidémie est présentée comme la deuxième plus meurtrière jamais enregistrée, après celle qui avait frappé l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016. Devant l’Assemblée générale de l’ONU, la Première ministre congolaise, Judith Suminwa Tuluka, a qualifié la situation de « test majeur » pour son pays. Elle a réaffirmé que la lutte contre Ebola constitue une « priorité absolue » pour la RDC, qui s’appuie sur son expérience après avoir répondu à 16 précédentes flambées épidémiques.
Avec cette nouvelle contribution, le financement total engagé par l’administration Trump pour la lutte contre l’épidémie atteint 886 millions de dollars, dont 107 millions provenant du ministère américain de la Santé et des Services sociaux. Selon un responsable américain, ces ressources doivent permettre de renforcer la riposte directement sur le terrain et de limiter la propagation du virus, rapporte Trt Afrique.
Norbert MEGAN YAOVI