Afrique subsaharienne : Le FMI table sur une croissance de 4,5 % en 2026 et 2027
Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une croissance économique de 4,5 % en Afrique subsaharienne en 2026 et en 2027. Derrière cette stabilité régionale, les perspectives restent contrastées, avec des économies en forte progression et d’autres confrontées à un ralentissement de leur activité.
L’économie de l’Afrique subsaharienne devrait maintenir son rythme de croissance au cours des deux prochaines années. Selon les projections du rapport Perspectives de l’économie mondiale, publié par le FMI en octobre 2026, le produit intérieur brut (PIB) réel de la région devrait progresser de 4,5 % en 2026, puis de nouveau de 4,5 % en 2027. Cette performance s’inscrirait dans la continuité de la croissance estimée à 4,5 % en 2025. Toutefois, cette moyenne régionale masque des écarts importants entre les économies du continent. Certains pays devraient conserver une dynamique soutenue, tandis que d’autres afficheraient une croissance plus modeste, voire un recul de leur activité.
Pour 2026, l’Éthiopie devrait enregistrer l’une des plus fortes progressions économiques de la région, avec une croissance projetée à 9,2 %. Le Rwanda suivrait avec 7,4 %, devant la Guinée, créditée de 7,2 %. Le Bénin et le Niger afficheraient chacun une croissance de 7 %. En 2027, les projections placent l’Ouganda en tête, avec une progression attendue de 9,9 %. L’Éthiopie et la Guinée devraient chacune atteindre 7,8 %, tandis que le Rwanda afficherait une croissance de 7,2 %. Le Bénin resterait également sur une trajectoire positive, avec une prévision de 6,8 %.
À l’autre extrémité du classement, certaines économies devraient connaître une évolution beaucoup moins favorable. Le Lesotho afficherait une croissance limitée à 0,8 % en 2027. La Guinée équatoriale resterait, pour sa part, en territoire négatif, avec une contraction projetée de 1 %. Ces prévisions mettent en évidence la diversité des trajectoires économiques en Afrique subsaharienne. L’évolution de la conjoncture internationale, les conditions économiques nationales et la capacité des pays à soutenir leur activité continueront de peser sur leurs perspectives de croissance.
Norbert MEGAN YAOVI