RDC : Les attaques des ADF font plus de vingt morts à Beni
Le territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu, replonge dans la violence. Entre le 12 et le 17 juillet 2026, les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), affiliés à l’organisation État islamique, ont mené trois attaques meurtrières contre les localités de Beni et de Mangina. Le bilan provisoire dépasse vingt morts, tandis que ces nouvelles violences provoquent un nouvel afflux de déplacés vers le centre-ville de Beni.
Le territoire de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, fait une nouvelle fois face à une recrudescence des attaques attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF). Selon les autorités locales et des responsables de la société civile, ce groupe armé affilié à l’organisation État islamique a lancé trois offensives distinctes entre le 12 et le 17 juillet 2026. Le bilan provisoire fait état de plus de vingt victimes, parmi lesquelles des civils et des militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Les opérations de recherche se poursuivent sur les différents sites touchés, laissant craindre une aggravation du nombre de morts.
La première attaque est survenue dans la nuit du 12 au 13 juillet dans la commune de Mulekera, à l’ouest de la ville de Beni, où les autorités provinciales du Nord-Kivu se sont repliées après la prise de Goma par l’AFC/M23. Les assaillants ont ciblé les quartiers de Sayo et Matembo, faisant sept morts parmi les civils. Trois militaires des FARDC ont également perdu la vie après être tombés dans une embuscade tendue par les rebelles.
Dans la nuit du 14 au 15 juillet, les ADF ont ensuite pris pour cible la cité de Mangina, située à une trentaine de kilomètres au nord de Beni, près de la frontière entre les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Selon la société civile, cette attaque a coûté la vie à quatre civils. Quelques jours plus tard, jeudi, la même localité a de nouveau été frappée. Les assaillants ont tué au moins dix civils à l’arme blanche, tandis qu’un responsable de la société civile a évoqué un bilan pouvant atteindre onze victimes.
Ces attaques successives ont provoqué un climat de peur dans le territoire de Beni et entraîné un important mouvement de populations vers le centre-ville, considéré jusqu’à présent comme relativement plus sûr. Pendant que les équipes de secours poursuivent les fouilles afin de retrouver d’éventuelles victimes supplémentaires, cette nouvelle flambée de violences rappelle la persistance de la menace que représentent les ADF dans l’est de la RDC. Malgré les opérations militaires engagées contre ce groupe armé, les populations du Nord-Kivu continuent de payer un lourd tribut à une insécurité chronique qui alimente une crise humanitaire de grande ampleur.