La tension monte entre la France et la Russie après le crash d’un drone attribué à Moscou sur un immeuble résidentiel en Roumanie, pays membre de l’Union européenne et de l’Otan. Paris a annoncé la convocation de l’ambassadeur russe, dénonçant un incident jugé particulièrement grave.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a qualifié l’événement « d’acte irresponsable » et estimé que cette situation constituait une nouvelle escalade liée à la guerre en Ukraine. Selon lui, le fait qu’un drone impliqué dans des opérations militaires atteigne le territoire d’un État membre de l’Otan suscite une vive inquiétude au sein des alliés occidentaux. L’incident s’est produit dans la ville roumaine de Galati, située près de la frontière ukrainienne. D’après les autorités roumaines, le drone, utilisé lors de frappes contre l’Ukraine, s’est écrasé sur le toit d’un immeuble résidentiel avant de provoquer un incendie. Le bilan fait état de deux blessés légers. Les habitants de l’immeuble ont été évacués en urgence tandis que plusieurs personnes ont reçu une assistance médicale sur place.
La présidente de la Commission européenne a dénoncé une nouvelle conséquence directe de la guerre menée par la Russie en Ukraine. Bruxelles a réaffirmé son soutien à la Roumanie et envisage déjà de nouvelles sanctions contre Moscou. De son côté, l’Otan a condamné l’incident après avoir été informée par Bucarest des circonstances du crash. Les autorités roumaines ont annoncé avoir demandé un renforcement rapide des capacités anti-drones afin de mieux protéger leur espace aérien. La ministre roumaine des Affaires étrangères a évoqué une « escalade grave » et promis une réponse diplomatique ferme face à ce qu’elle considère comme une violation du territoire national. À ce stade, la Russie n’a pas officiellement réagi aux accusations formulées par les autorités européennes et roumaines.