Le fils de l’ancien président gabonais Ali Bongo Ondimba, Noureddin Bongo Valentin, a publiquement mis en doute, ce lundi 27 avril 2026, l’existence d’un passeport diplomatique établi au nom de son père.
Sur son compte X, il affirme que l’ex-chef de l’État n’a ni sollicité, ni signé, ni reçu ce document officiel, remettant en cause sa validité administrative et procédurale. Dans la journée, des images d’un passeport diplomatique gabonais au nom d’Ali Bongo Ondimba ont circulé sur les réseaux sociaux et ont été relayées par des sources proches des autorités de transition dirigées par le général Brice Clotaire Oligui Nguema. Le document porterait la date d’émission du 1er avril 2026, alimentant les interrogations sur ses conditions de délivrance et son authenticité administrative.
Dans sa déclaration, Noureddin Bongo Valentin soulève une question de fond : comment un document officiel peut-il être émis sans empreintes digitales, signature ou présence physique du titulaire ? Il met également en avant la coïncidence entre la date figurant sur le passeport et ses récentes publications en ligne, laissant entendre une possible réaction politique à ses prises de position.
Ali Bongo entre exil et contraintes administratives
Renversé lors du coup d’État du 30 août 2023, Ali Bongo Ondimba réside actuellement à Paris, selon plusieurs sources médiatiques. Il serait détenteur d’un passeport français, mais rencontrerait des difficultés administratives pour voyager vers certaines destinations, notamment Londres. Son épouse, Sylvia Bongo, ainsi que son fils Noureddin Bongo Valentin, condamnés en novembre 2025 au Gabon pour recel et détournement, vivent actuellement au Royaume-Uni.Pour l’heure, les autorités de transition n’ont pas réagi publiquement aux accusations de la famille Bongo concernant les conditions d’établissement du passeport diplomatique.
Cette absence de réponse entretient un climat de tension politique, dans un contexte où les relations entre l’ancien régime et le pouvoir actuel restent particulièrement sensibles.