Économie

Algérie : Lancement de “Algeria Bid Round 2026”

L’Algérie a officiellement lancé l’« Algeria Bid Round 2026 », une nouvelle campagne d’attribution de licences d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures. Cette initiative vise à renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs internationaux et à consolider un secteur énergétique stratégique pour l’économie nationale.

Le lancement a été présenté à Alger en présence de représentants de compagnies énergétiques étrangères, confirmant l’intérêt croissant des acteurs internationaux pour le potentiel pétrolier et gazier algérien. L’appel d’offres porte sur sept blocs situés principalement dans le sud et le sud-est du pays, notamment dans les régions de Ouargla, Illizi, Touggourt et El Bayadh. Selon les autorités, ces zones reposent sur des bassins géologiques à fort potentiel, susceptibles de contenir l’équivalent de plusieurs centaines de millions de barils de pétrole ainsi que d’importantes réserves de gaz naturel. L’objectif est d’accélérer leur mise en valeur afin de soutenir la production nationale.

Un enjeu clé pour les revenus extérieurs du pays

Le secteur des hydrocarbures reste central pour l’économie algérienne, représentant plus de 90 % des recettes en devises du pays. Dans ce contexte, Alger cherche à sécuriser ses revenus tout en renforçant sa position sur les marchés mondiaux de l’énergie. L’initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à attirer des capitaux étrangers et à augmenter le rythme de production, dans un contexte de concurrence internationale accrue entre pays producteurs. Le processus d’attribution est déjà planifié. La phase technique débutera le 1er juin 2026 avec l’accès aux documents de consultation et des présentations en ligne. Des sessions de clarification et d’échanges de données se poursuivront jusqu’au 31 octobre. Les offres devront être déposées au plus tard le 26 novembre 2026, avant une attribution officielle des blocs prévue pour le 31 janvier 2027. Ce calendrier vise à offrir de la visibilité aux investisseurs et à sécuriser les engagements contractuels. Les contrats seront signés avec la compagnie nationale Sonatrach, sous forme d’accords de partage de production ou de partenariats, selon les blocs concernés. Dans certains cas, Sonatrach conservera une participation majoritaire, confirmant le rôle central de l’État dans la gouvernance du secteur.

Ce nouvel appel d’offres s’inscrit dans une politique plus large de modernisation du secteur énergétique. Les autorités algériennes ont engagé un programme d’investissements estimé entre 50 et 60 milliards de dollars, destiné à développer l’exploration et à moderniser les infrastructures.

Avec cette stratégie, l’Algérie cherche à renforcer durablement sa capacité de production tout en consolidant son attractivité auprès des grands acteurs mondiaux de l’énergie.