La Banque mondiale accélère ses efforts pour attirer les investissements privés en Afrique. En quatre ans, les capitaux privés mobilisés par l’institution sur le continent sont passés de 9 à 22 milliards de dollars, soit une hausse de 150 %.
Cette progression intervient dans un contexte marqué par le recul de l’aide publique au développement. Celle-ci a diminué de 26 % en 2025 en Afrique, renforçant la nécessité de trouver de nouvelles sources de financement pour soutenir les projets de développement. Pour attirer davantage d’investisseurs, la Banque mondiale a accéléré ses procédures et renforcé ses instruments financiers, notamment les mécanismes de garantie. Ces dispositifs permettent de réduire les risques supportés par les investisseurs en couvrant une partie des financements engagés.
En Côte d’Ivoire, l’institution a ainsi garanti près de 30 millions de dollars sur une opération dépassant les 100 millions de dollars. Le financement doit permettre de réaliser près de 600 000 nouveaux branchements électriques. La garantie contribue à rendre le projet moins risqué et donc plus attractif pour les investisseurs privés.
La Banque mondiale cherche également à réduire les risques liés aux fluctuations des monnaies locales. Elle développe des mécanismes permettant aux investisseurs de mieux se protéger contre les variations de change et augmente ses financements en monnaie locale. Ces différents instruments doivent faciliter la mobilisation des capitaux privés, notamment auprès des investisseurs africains, alors que les besoins de financement du continent restent importants.