La coopération entre le Bénin et la France ne se limite pas aux enjeux politiques et économiques. La visite de travail du président béninois en France a également remis au premier plan la question de la restitution des biens culturels emportés du territoire béninois pendant la période coloniale. Porto-Novo réclame ainsi la restitution de 35 pièces conservées dans des institutions culturelles françaises.
Parmi les biens concernés figure notamment le célèbre dieu Gou, une statue représentant cette divinité associée au fer, à la forge et à la guerre. L’œuvre, réclamée par le Bénin depuis 2016, avait été emportée en 1892 avec plusieurs autres objets du royaume du Dahomey. Elle est aujourd’hui conservée au musée du Louvre, à Paris. Le Bénin souhaite également récupérer un plateau de divination, mesurant 42 centimètres sur 31. Pillée au XIXᵉ siècle dans le royaume du Dahomey, cette pièce est actuellement conservée au musée du Quai Branly-Jacques Chirac. Autre bien emblématique visé par la demande béninoise : le trône du roi Toffa, ancien souverain de Porto-Novo, également conservé dans les collections du musée du Quai Branly.
Ces nouvelles revendications s’inscrivent dans la politique engagée par le Bénin pour récupérer une partie de son patrimoine culturel dispersé à l’étranger. Elles témoignent de la volonté de Porto-Novo de poursuivre le processus de restitution des œuvres sorties du territoire durant la période coloniale, rapporte Kaweru.