Politique

Maroc : Le maire de Tanger interpellé pour fraude électorale présumée

Le maire de Tanger, Mounir Limouri, a été arrêté lundi 28 septembre à son arrivée au Maroc, dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de fraude électorale. Membre du Parti authenticité et modernité (PAM), il est soupçonné d’être impliqué dans des malversations présumées en faveur de sa formation politique.

‎Nouveau développement dans l’affaire de fraude électorale présumée au Maroc. Mounir Limouri, maire de Tanger, a été interpellé à l’aéroport de la ville alors qu’il revenait d’Espagne. Selon les autorités marocaines, un mandat d’arrêt avait été émis contre lui dans le cadre de l’enquête. ‎Le maire est entendu par la police, aux côtés de cinq autres personnes placées en détention provisoire depuis le début des investigations. Parmi elles figurent deux responsables chargés de superviser les bureaux de vote à Tanger lors des dernières élections législatives. L’un d’eux avait été retrouvé, le jour du scrutin, en possession de documents pouvant servir à manipuler le vote. ‎

Une enquête administrative ouverte

‎Parallèlement à la procédure judiciaire, le ministère marocain de l’Intérieur a annoncé lundi l’ouverture d’une enquête administrative afin de faire la lumière sur les accusations de fraude. ‎Le PAM, dont Mounir Limouri est membre, a réagi par l’intermédiaire de sa plateforme AM+ MEDIA. Le parti affirme attendre les conclusions des enquêtes et assure être disposé à assumer les conséquences politiques et organisationnelles si l’implication de l’un de ses responsables venait à être établie, quel que soit son niveau de responsabilité. ‎Arrivé en tête des élections législatives du 23 septembre, le PAM dispose notamment d’un député dans la circonscription de Tanger-Assilah, Abdellatif El Ghalbzouri. La formation doit désormais attendre la décision du roi Mohammed VI concernant la nomination du prochain chef du gouvernement issu du parti arrivé en tête du scrutin.