Chagos : Londres réaffirme son engagement envers Maurice
Le Premier ministre britannique Andy Burnham a réaffirmé, lundi 21 septembre 2026, l’engagement de son gouvernement en faveur de la rétrocession de l’archipel des Chagos à Maurice. Lors d’un entretien téléphonique avec son homologue mauricien Navin Ramgoolam, il a assuré vouloir œuvrer avec les États-Unis à la ratification de l’accord conclu entre Londres et Port-Louis en mai 2025.
Au cours de cet échange, Andy Burnham s’est engagé à « tout mettre en œuvre » avec Washington pour faire avancer le processus de ratification de l’accord signé le 22 mai 2025. Ce texte prévoit la restitution de la souveraineté sur l’archipel des Chagos à Maurice, tout en garantissant aux États-Unis et au Royaume-Uni le maintien de leur base militaire de Diego Garcia, située sur la plus grande île de l’archipel.
Le processus de ratification reste toutefois suspendu au Parlement britannique. Le dossier avait notamment été marqué par les réserves exprimées en avril par le président américain Donald Trump, qui avait qualifié l’accord d’« acte de grande stupidité ». Les discussions diplomatiques doivent néanmoins se poursuivre. Le ministre mauricien des Affaires étrangères, Ritesh Ramful, est attendu prochainement à New York pour rencontrer son homologue britannique Ed Miliband en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.
Ancienne colonie britannique située dans l’océan Indien, l’archipel des Chagos demeure au cœur d’un différend entre Maurice et le Royaume-Uni. Dans les années 1960 et 1970, Londres avait déplacé la population chagossienne afin de permettre l’installation de la base militaire de Diego Garcia, aujourd’hui exploitée conjointement par les États-Unis et le Royaume-Uni. Maurice revendique depuis plusieurs décennies la souveraineté sur l’archipel. L’accord de 2025 prévoit sa rétrocession à Port-Louis, tandis que Londres conserverait un bail de 99 ans sur Diego Garcia pour permettre la poursuite des activités militaires américano-britanniques.