Politique

RDC : L’opposition exige justice après les violences

En République démocratique du Congo, la Coalition Article 64 (C64) réclame l’ouverture de poursuites judiciaires après les violences survenues lors d’une manifestation de l’opposition le 15 septembre dernier à Kinshasa. Dans un rapport publié lundi 5 octobre 2026, la plateforme accuse des groupes proches du pouvoir et les forces de l’ordre d’avoir réprimé le rassemblement.

La Coalition Article 64 hausse le ton. Dans son rapport, la plateforme d’opposition affirme que sa manifestation du 15 septembre à Kinshasa, qu’elle présente comme pacifique, a été violemment dispersée. Selon son propre bilan, les affrontements ont fait un mort, plusieurs blessés et plus d’une centaine d’arrestations. La C64 met notamment en cause la « Force du Progrès », qu’elle présente comme une structure de jeunes affiliée au parti présidentiel. Elle accuse également les forces de sécurité d’avoir participé à la répression.

Parmi les victimes citées dans le rapport figure Manassé Lomboto Bomengola, cadre du parti ADD Congo. Selon la coalition, ce jeune militant a été violemment agressé alors qu’il tentait de protéger des responsables de l’opposition. Grièvement blessé, il a ensuite succombé à ses blessures. La C64 fait également état de violences contre plusieurs responsables politiques et militants, ainsi que de dégradations de sièges de partis. La coalition affirme que des interpellations ont également été enregistrées à Kinshasa et dans plusieurs provinces.

La C64 réclame des enquêtes indépendantes

Face à ces événements, la plateforme demande le démantèlement des groupes de jeunes qu’elle considère comme affiliés au pouvoir et réclame l’ouverture d’enquêtes judiciaires indépendantes afin d’établir les responsabilités. La coalition affirme par ailleurs qu’elle entend poursuivre ses actions de mobilisation. Elle évoque désormais le recours à la « légitime défense » pour protéger ses membres lors de ses activités publiques. Ces accusations émanent de l’opposition et n’ont pas été établies de manière indépendante dans le rapport présenté. Sollicité, le parti présidentiel n’avait pas réagi au moment de sa publication.