En Mauritanie, la hausse du prix de la viande suscite la colère de l’opposition. Mercredi 19 août, des membres de l’Alliance des forces du salut se sont rendus à l’abattoir national, situé à une quinzaine de kilomètres de Nouakchott, pour dénoncer des prix jugés excessifs.
Lors de leur visite, les membres de la coalition ont également critiqué les conditions de travail des employés de l’abattoir. Ils ont notamment relevé l’absence de dispositifs de sécurité ainsi que des problèmes liés à l’hygiène.
Pour Yacoub Ahmed Lemrabet, membre de l’Alliance des forces du salut, le niveau actuel des prix est difficilement justifiable. Il rappelle que la Mauritanie dispose d’un important cheptel et exporte du bétail vers plusieurs pays de la sous-région. Le député Khali Diallo dénonce, de son côté, une régulation insuffisante du marché. Il pointe notamment les écarts de prix observés entre les différentes boucheries de Nouakchott. Selon lui, le kilogramme de viande peut être vendu entre 2 500 et 3 000 ouguiyas, alors qu’il serait proposé autour de 2 400 ouguiyas à l’abattoir.
Pour l’opposition, ces différences de prix illustrent les failles du système de régulation. L’Alliance des forces du salut appelle donc les autorités à renforcer le contrôle du marché et à revoir les mécanismes d’encadrement des prix. La coalition estime que l’importance du cheptel national et la production locale devraient permettre aux Mauritaniens d’accéder à la viande à des prix plus abordables.
Norbert MEGAN YAOVI