Mali : Le JNIM accusé d’avoir exécuté 18 soldats après une embuscade à Gao
Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) est accusé d’avoir exécuté 18 soldats maliens après leur reddition à l’issue d’une embuscade survenue le 18 juillet 2026 dans la région de Gao. L’attaque, menée conjointement avec le Front de libération de l’Azawad (FLA) contre un convoi militaire reliant Anéfis à Gao, a fait une cinquantaine de morts parmi les Forces armées maliennes. Si ces exécutions sont confirmées, elles pourraient être qualifiées de crimes de guerre au regard du droit international humanitaire.
Le 18 juillet 2026, un important convoi des Forces armées maliennes (FAMa) circulant entre Anéfis et Gao est tombé dans une embuscade dans la zone de Tabrichat, au nord du Mali. Selon plusieurs sources sécuritaires, l’attaque a été menée conjointement par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, et les combattants du Front de libération de l’Azawad (FLA). L’assaut aurait coûté la vie à une cinquantaine de militaires maliens.
Au cours des affrontements, plusieurs soldats, dont le camion s’était enlisé, n’auraient pas été tués au combat. Selon des sources proches du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA) et du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA), ces militaires se seraient rendus avant d’être capturés par les jihadistes.
Les mêmes sources affirment que 18 soldats prisonniers ont ensuite été exécutés sommairement. Des vidéos diffusées sur des canaux de propagande du JNIM montreraient des militaires désarmés, assis ou allongés au sol, avant d’être abattus à bout portant. Plusieurs observateurs identifient parmi les auteurs présumés de ces exécutions Hamza Ag Iyad, présenté comme l’un des fils d’Iyad Ag Ghali, chef du JNIM.
Si ces faits sont confirmés, ils constitueraient une violation grave du droit international humanitaire. Les Conventions de Genève garantissent en effet la protection des combattants ayant déposé les armes ou capturés par une partie adverse. L’exécution de prisonniers de guerre est considérée comme un crime de guerre, susceptible d’engager la responsabilité de ses auteurs devant les juridictions compétentes.
Sollicitée sur ces accusations, l’armée malienne n’a pas réagi. Dans un communiqué publié le 18 juillet 2026, l’état-major s’est limité à annoncer que des frappes aériennes avaient permis au convoi de se dégager de l’embuscade et de poursuivre sa route jusqu’à Gao, sans communiquer de bilan officiel sur les pertes enregistrées.
Cette nouvelle attaque illustre la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans le nord du Mali. Malgré les opérations militaires engagées par les autorités de transition, les groupes jihadistes poursuivent leurs offensives contre les Forces armées maliennes, accentuant l’instabilité dans cette région stratégique du Sahel.



