Société

‎Liberia : Jusqu’à 1 200 expulsés des États-Unis attendus d’ici un an

‎Le Liberia a annoncé mardi 18 août son accord pour accueillir jusqu’à 1 200 ressortissants étrangers expulsés des États-Unis au cours des douze prochains mois. Les 20 premiers sont attendus jeudi 20 août.

‎Le gouvernement libérien a indiqué qu’il accepterait jusqu’à 1 200 personnes transférées depuis les États-Unis dans le cadre de la politique d’expulsion vers des pays tiers menée par l’administration de Donald Trump.‎
‎Selon les autorités, les personnes concernées seront libres de quitter le Liberia à leur convenance ou d’y demander l’asile. Washington n’a, pour l’heure, pas réagi à cette annonce.

‎Une politique américaine controversée

‎Le Liberia devient ainsi l’un des pays africains impliqués dans le dispositif américain d’expulsions vers des pays tiers. Le Ghana et la Guinée équatoriale ont également été cités comme pays de transit ou d’accueil de personnes expulsées des États-Unis. ‎Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a renforcé sa politique migratoire et élargi les catégories de personnes susceptibles d’être expulsées, y compris celles bénéficiant auparavant de protections contre le renvoi vers leur pays d’origine. ‎Le gouvernement américain estime pouvoir transférer ces personnes vers des pays tiers lorsqu’il est impossible de les renvoyer directement dans leur pays de provenance.

Monrovia nie tout accord financier

‎Le Liberia assure n’avoir sollicité ni reçu « de compensation ou de promesse de récompense » en échange de son accord. Monrovia affirme toutefois bénéficier d’un soutien destiné à renforcer la gestion du programme et, plus largement, son système migratoire. ‎Cette décision intervient alors que plusieurs pays africains sont sollicités par Washington pour accueillir des personnes expulsées, sur fond de négociations mêlant coopération migratoire, aides financières et menaces de restrictions de visas, rapporte Rfi.

Norbert MEGAN YAOVI