Économie

Maroc : Le FMI prévoit une croissance de 4,5 % en 2026

Le Maroc devrait enregistrer une croissance économique de 4,5 % en 2026, selon les projections du Fonds monétaire international (FMI) publiées dans ses Perspectives de l’économie mondiale, à l’occasion des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Bangkok. Cette prévision place le Royaume au-dessus de la moyenne mondiale, alors que la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA) devrait connaître un recul économique.

Une croissance supérieure aux moyennes régionale et mondiale

Selon les projections du FMI, l’économie marocaine devrait progresser de 4,5 % en 2026, avant de ralentir légèrement à 4,2 % en 2027. L’inflation resterait contenue à 0,9 % en 2026, puis atteindrait 1,4 % l’année suivante. Ces perspectives contrastent avec les difficultés anticipées dans la région MENA, dont l’économie devrait se contracter de 2 % en 2026, selon les chiffres présentés. À l’échelle mondiale, la croissance est attendue à 3,1 % pour la même année, tandis que l’inflation devrait s’établir à 4,7 %. Ces prévisions mettent en évidence la dynamique attendue de l’économie marocaine dans un environnement international marqué par des incertitudes économiques et des pressions inflationnistes.

Le statut « Investment Grade » comme atout pour les investissements

Les perspectives de croissance s’inscrivent également dans un contexte de renforcement de la crédibilité financière du Maroc. En septembre 2025, le Royaume a retrouvé le statut d’« Investment Grade » auprès de l’agence de notation Standard & Poor’s, selon les informations communiquées. Cette classification reflète l’évaluation de la solvabilité du pays et peut faciliter son accès aux marchés financiers à des conditions plus favorables. Elle constitue également un signal susceptible de rassurer les investisseurs étrangers sur la stabilité et les perspectives de l’économie marocaine. Cette confiance représente un enjeu important pour le financement des grands projets engagés par le Royaume.

Parmi les chantiers concernés figurent les préparatifs de la Coupe du monde de football 2030, le développement du port de Nador West Med et les investissements dans la filière de l’hydrogène vert. La concrétisation de ces projets dépendra toutefois de plusieurs facteurs, notamment de la mobilisation des financements, de l’évolution de la conjoncture internationale et de la capacité du pays à maintenir sa dynamique de croissance.

Norbert MEGAN YAOVI