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Lutte antiterroriste : La France renforce les capacités de l’armée béninoise

Face à la montée des défis sécuritaires dans le nord du Bénin, la France a remis aux Forces armées béninoises un important lot d’équipements spécialisés dans la détection et la neutralisation des engins explosifs improvisés (EEI). Cette dotation stratégique, effectuée le 23 juin 2026 au Centre de perfectionnement aux actions post-conflictuelles de déminage et de dépollution (CPADD), vise à renforcer l’efficacité opérationnelle des militaires béninois engagés dans la lutte contre les menaces terroristes et les attaques asymétriques.

Le partenariat militaire entre le Bénin et la France franchit une nouvelle étape dans le domaine de la coopération sécuritaire. Le mardi 23 juin 2026, les autorités françaises ont officiellement remis un important lot d’équipements de pointe destinés à la lutte contre les engins explosifs improvisés au profit du 1er Bataillon du Génie et du Centre de perfectionnement aux actions post-conflictuelles de déminage et de dépollution (CPADD) Colonel Jean Kouagou N’Pina. La cérémonie s’est déroulée au siège du centre en présence du colonel Gilbert Lossitodé, représentant le chef d’état-major général des Forces armées béninoises.

Cette assistance militaire intervient dans un contexte marqué par la persistance des menaces sécuritaires dans le nord du pays, où les forces de défense sont confrontées à des risques croissants liés aux attaques terroristes et à l’utilisation d’engins explosifs improvisés. L’objectif de cette coopération est de renforcer les capacités d’intervention des unités déployées sur le terrain et d’améliorer leur efficacité face à une menace en constante évolution.

La dotation comprend notamment des détecteurs d’engins explosifs improvisés, des canons disrupteurs, des brouilleurs portatifs ainsi que des véhicules spécialisés d’intervention. Ces équipements modernes permettront aux militaires béninois de mieux détecter, sécuriser et neutraliser les dispositifs explosifs susceptibles de menacer aussi bien les forces armées que les populations civiles.

Selon les responsables militaires béninois, ce matériel contribuera à améliorer significativement les capacités opérationnelles des unités engagées dans les zones sensibles du territoire national. Les équipements remis répondent aux besoins spécifiques des opérations de sécurisation menées dans les régions exposées aux menaces asymétriques et aux activités des groupes armés.

Prenant la parole lors de la cérémonie, le directeur du CPADD, le lieutenant-colonel Djimon Sahgui, a rappelé le rôle stratégique de son institution dans la formation et le perfectionnement des spécialistes du déminage. Il a insisté sur l’importance de disposer d’outils adaptés aux nouvelles méthodes employées par les groupes armés pour préserver l’efficacité des opérations de terrain.

De son côté, l’attaché de défense de l’ambassade de France au Bénin, le lieutenant-colonel Arnaud Ardillier, a souligné que cette assistance vise à renforcer la protection des militaires et des populations civiles. Il a notamment mis en avant l’utilité des brouilleurs portatifs dans la neutralisation des dispositifs explosifs déclenchés à distance.

Au nom du haut commandement militaire béninois, le colonel Gilbert Lossitodé a salué cet appui stratégique de la France. Il a estimé que cette coopération vient consolider les efforts déployés dans le cadre de l’opération Mirador, principal dispositif de sécurisation du territoire national contre les menaces terroristes et la criminalité transfrontalière.

À travers cette nouvelle dotation, le Bénin et la France réaffirment leur volonté commune de renforcer leur coopération militaire et sécuritaire. Cette initiative illustre la détermination des deux pays à améliorer la résilience des forces de défense face aux défis sécuritaires croissants qui affectent plusieurs États de la sous-région ouest-africaine.

Samuel Richard KAKPO