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Inde : L’opposition soutient la mobilisation étudiante contre les fraudes scolaires

La tension monte à New Delhi. L’opposition indienne apporte son soutien au mouvement étudiant qui réclame la démission du ministre de l’Éducation après des accusations de fraudes massives aux examens nationaux. La crise politique s’est aggravée après l’arrestation mardi soir de Rahul Gandhi et de sa sœur Priyanka Gandhi, figures majeures du Parti du Congrès, lors d’un rassemblement devant la résidence du Premier ministre Narendra Modi.

Les deux responsables politiques ont été interpellés par les forces de l’ordre avant d’être relâchés quelques heures plus tard dans la nuit. Leur arrestation a provoqué de vives réactions dans les rangs de l’opposition, qui accuse le gouvernement de vouloir étouffer la contestation étudiante.

À quelques kilomètres du Parlement indien, les jeunes du mouvement surnommé « Parti des Cafards » poursuivent leur mobilisation sur la place Jantar Mantar. Ils demandent le départ de Dharmendra Pradhan, ministre de l’Éducation, qu’ils tiennent pour responsable des difficultés rencontrées par le système éducatif.

Le mouvement, lancé il y a environ un mois sur les réseaux sociaux, a pris une nouvelle ampleur après une marche organisée vers le Parlement. Cette mobilisation a été marquée par une intervention policière qui aurait fait près de 180 blessés parmi les manifestants. Face à cette répression dénoncée par les opposants, les étudiants maintiennent leur présence sur le site de rassemblement.

Au Parlement, la contestation a également gagné les bancs de l’opposition. Plusieurs députés sont apparus vêtus de noir pour observer une « journée noire » et dénoncer les violences policières exercées contre les jeunes lors de la marche de lundi.

Les étudiants affirment vouloir poursuivre leur combat jusqu’à obtenir des réponses concrètes des autorités. Shivani, étudiante en droit, estime que la marche vers le Parlement constituait une étape nécessaire pour porter leurs revendications au plus haut niveau. Selon elle, le système éducatif indien traverse une période difficile et nécessite des changements profonds.

Des citoyens venus soutenir la mobilisation jugent également les demandes des jeunes légitimes. Many, âgé de 68 ans, estime que le gouvernement doit écouter les étudiants, car les enjeux liés à l’éducation concernent directement l’avenir du pays.

Alors que la pression politique augmente, le gouvernement de Narendra Modi fait face à une contestation grandissante autour de la question éducative, devenue un sujet majeur du débat national en Inde.