Ghana : Suspension temporaire de taxes sur les carburants
Face à la flambée des prix du carburant, le gouvernement ghanéen annonce la suspension temporaire de certaines taxes. Objectif : soulager les ménages et les entreprises, alors que les prix à la pompe ont fortement augmenté sous l’effet des tensions sur les marchés internationaux.
Le Ghana a décidé de suspendre certaines taxes sur les carburants afin de contenir la hausse des prix. L’essence atteint désormais environ 13,3 cedis le litre, tandis que le diesel s’élève à 17,1 cedis, soit des hausses respectives d’environ 15 % et 19 % sur la dernière période de fixation. Selon le porte-parole du gouvernement, Felix Kwakye Ofosu, cette mesure vise à réduire la pression sur les ménages et les entreprises, directement affectés par l’augmentation des coûts du transport et de l’énergie.
La réforme prévoit la suppression temporaire de certains prélèvements appliqués par les distributeurs et les détaillants. Les autorités souhaitent intervenir sur plusieurs niveaux : taxes nationales, redevances logistiques et marges commerciales. Avant son entrée en vigueur, la mesure fera l’objet de consultations avec les acteurs du secteur pétrolier afin d’identifier précisément les taxes concernées. Sa mise en œuvre est attendue environ une semaine après ces échanges. La suspension est prévue pour une durée initiale de quatre semaines, avec une possible prolongation en fonction de l’évolution des prix internationaux.
La hausse actuelle des prix s’inscrit dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient. Les perturbations des flux pétroliers, en particulier autour du détroit d’Ormuz, contribuent à la hausse des cours mondiaux. Le Ghana reste particulièrement vulnérable à ces variations. Environ 70 % de son approvisionnement en carburants raffinés est importé, ce qui expose directement le pays aux fluctuations des marchés internationaux.
L’Autorité nationale du pétrole a récemment appliqué des prix planchers pour la période du 1er au 15 avril, contribuant à la hausse observée. Dans ce contexte, le gouvernement entend adapter sa stratégie en fonction de l’évolution des marchés. À l’issue des quatre semaines de suspension, une réévaluation sera menée pour décider d’un éventuel prolongement ou ajustement du dispositif. Cette décision illustre la volonté des autorités de contenir l’impact de la hausse des prix de l’énergie sur l’économie nationale.
Entre soutien au pouvoir d’achat et maintien de l’équilibre budgétaire, le Ghana cherche à amortir un choc externe tout en préservant la stabilité de son marché énergétique.