Maroc : De nouvelles mesures annoncées pour soutenir les familles
Le gouvernement marocain prévoit de renforcer la protection de l’enfance, d’accompagner les jeunes couples et d’améliorer la prise en charge des personnes âgées. Parmi les mesures envisagées figurent une aide au mariage pouvant atteindre 5 000 dirhams, un encadrement de l’accès des mineurs aux réseaux sociaux et la modernisation des établissements de protection sociale.
Le soutien aux familles et la protection des personnes vulnérables occupent une place importante dans le programme gouvernemental marocain. L’exécutif entend déployer de nouvelles mesures sociales pour préserver la stabilité familiale, renforcer la solidarité entre les générations et adapter les politiques publiques aux évolutions de la société. Ces initiatives prévoient notamment la poursuite de la réforme du Code de la famille, accompagnée d’un dispositif de suivi destiné à évaluer l’application des mesures adoptées.
Une protection renforcée pour les enfants dans le numérique
Parmi les principales mesures annoncées figure l’élaboration d’un cadre juridique visant à protéger les enfants contre les risques liés à l’utilisation d’Internet. Le gouvernement prévoit un programme national consacré à l’enfance numérique, ainsi qu’un projet de loi destiné à limiter l’accès des moins de 15 ans aux réseaux sociaux et aux jeux électroniques jugés dangereux. Le dispositif envisagé comprend également un encadrement de l’utilisation des smartphones dans les écoles primaires et des actions de sensibilisation à destination des familles. L’objectif est de mieux prévenir les risques auxquels les enfants sont exposés dans l’environnement numérique.
Parallèlement, l’exécutif prévoit une aide financière pouvant atteindre 5 000 dirhams pour encourager le mariage et accompagner les jeunes couples souhaitant fonder une famille. La réforme du Code de la famille devrait également se poursuivre, avec une attention particulière accordée aux droits des femmes et des enfants. Un rapport annuel doit permettre de mesurer le niveau de mise en œuvre des dispositions prévues.
Les personnes âgées au cœur des priorités sociales
Le gouvernement entend aussi améliorer les conditions de vie des personnes âgées, en privilégiant notamment le maintien à domicile et leur prise en charge au sein des familles. Dans cette perspective, plusieurs initiatives sont envisagées : la création et l’encadrement du métier d’assistant familial, la formation des intervenants, le développement des services d’accompagnement social et la mise en place de centres de jour. Les mesures annoncées prévoient également de faciliter l’accès des personnes âgées aux transports et aux activités culturelles. L’exécutif souhaite par ailleurs encourager les employeurs publics à accorder des facilités aux personnes qui prennent en charge un parent âgé, tout en incitant les entreprises privées à adopter des dispositifs similaires. Une loi-cadre consacrée à l’inclusion sociale et économique des personnes âgées est également envisagée afin de définir les grandes orientations de l’action publique dans ce domaine.
Les élèves et les personnes vulnérables également concernés
Les mesures annoncées concernent aussi les élèves et les personnes en situation de vulnérabilité. Le gouvernement prévoit notamment de moderniser les foyers pour étudiants et étudiantes, connus sous les appellations « Dar Talib » et « Dar Taliba », d’améliorer la restauration scolaire et de renforcer l’accompagnement psychologique. La rénovation des établissements de protection sociale figure également parmi les priorités, avec la volonté d’assurer une répartition territoriale plus équilibrée des structures, en fonction des besoins des différentes régions et de la carte scolaire. À travers cet ensemble de mesures, l’exécutif entend répondre à plusieurs défis sociaux, notamment les difficultés économiques des ménages, le vieillissement de la population et les risques liés à l’exposition des enfants aux contenus numériques. Leur portée dépendra toutefois des modalités d’application, des moyens mobilisés et du calendrier de mise en œuvre.
Norbert MEGAN YAOVI


