Politique Santé

‎Burundi : L’ONU débloque 2 millions de dollars pour prévenir Ebola

L’Organisation des Nations unies (ONU) a annoncé vendredi le déblocage de 2 millions de dollars en faveur du Burundi pour renforcer la préparation et la réponse du pays face à la maladie à virus Ebola.

‎Cette enveloppe provient du Fonds central d’intervention d’urgence (CERF). Elle vise à soutenir le plan national burundais de préparation et de riposte à Ebola, alors que l’épidémie déclarée en République démocratique du Congo (RDC) fait craindre une propagation aux pays voisins. ‎« Pour soutenir le Plan national de préparation et de réponse à Ebola du gouvernement burundais, le coordonnateur des secours d’urgence des Nations Unies, Tom Fletcher, a débloqué 2 millions de dollars américains provenant du Fonds central d’intervention d’urgence (CERF) », a indiqué l’ONU.

‎Selon l’organisation, ce financement s’inscrit dans une réponse régionale plus large. Le CERF a au total mobilisé 24 millions de dollars pour soutenir des opérations de confinement rapide dans les pays voisins de la RDC considérés comme particulièrement exposés.

‎Renforcement de la surveillance aux frontières

‎Déclarée officiellement le 15 mai dans la province de l’Ituri, en RDC, l’épidémie continue de mobiliser les autorités sanitaires et les partenaires internationaux. D’après les dernières données du ministère congolais de la Communication, arrêtées au 25 août, 5 713 cas et 2 744 décès ont été confirmés.‎
‎Face à cette situation, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU renforce la surveillance sanitaire aux principaux points d’entrée du Burundi afin de détecter rapidement tout cas suspect et d’éviter une éventuelle propagation du virus.

‎Au total, 19 points d’entrée officiels situés le long de la frontière avec la RDC font l’objet d’une surveillance sanitaire.
‎Parmi eux, le poste-frontière de Gatumba occupe une position stratégique. Situé à l’ouest de Bujumbura, en face de la ville congolaise d’Uvira, il constitue l’un des principaux axes de circulation entre les deux pays, aussi bien pour les voyageurs que pour les échanges commerciaux.

‎Le Burundi reste sous haute vigilance

‎Aucun cas confirmé d’Ebola n’a été signalé jusqu’ici au Burundi. Le pays demeure toutefois considéré comme fortement exposé en raison de sa proximité avec la RDC et de l’intensité des mouvements de population entre les deux territoires. ‎L’aide financière de l’ONU doit ainsi permettre au Burundi de renforcer ses capacités de surveillance, de prévention et de réponse rapide face à une éventuelle introduction du virus sur son territoire, rapporte Trt Afrique.

Norbert MEGAN YAOVI