À quelques mois de l’Assemblée générale élective de la FIFA, prévue en mars 2027 au Maroc, Gianni Infantino fait face à une contestation grandissante qui fragilise sa position à la tête de l’instance mondiale du football.
Le président de la FIFA paie notamment l’échec de plusieurs projets d’investissement destinés à mobiliser des milliards de dollars pour le développement des compétitions internationales. Ces revers ont alimenté les critiques sur sa gouvernance et ébranlé le soutien dont il bénéficiait auprès des 211 fédérations membres.
Si l’UEFA s’est montrée la plus virulente en affichant publiquement sa défiance, d’autres confédérations, dont la Confédération asiatique et la CONCACAF, ont également exprimé des réserves sur sa gestion. Dans ce climat tendu, certaines voix vont jusqu’à réclamer son départ.
Alors qu’il ambitionne de briguer un quatrième mandat, Gianni Infantino pourrait être confronté à une opposition plus structurée que lors des précédentes élections. Parmi les personnalités régulièrement citées figurent Aleksander Čeferin, président de l’UEFA, Nasser Al-Khelaïfi, dirigeant influent du football européen, Mattias Grafström, secrétaire général de la FIFA, Victor Montagliani, président de la CONCACAF, ainsi que le Cheikh Salman bin Ibrahim Al Khalifa, candidat malheureux à l’élection de 2016. La date limite de dépôt des candidatures étant fixée au 18 novembre, la bataille pour la présidence de la FIFA s’annonce particulièrement suivie et pourrait marquer un tournant dans la gouvernance du football mondial, rapporte AMJ.
Norbert MEGAN YAOVI