Est de la RDC : L’ONU exige la fin immédiate des combats
Face à la persistance des affrontements dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé jeudi 9 juillet 2026 les Forces armées congolaises (FARDC) et le mouvement politico-militaire AFC/M23 à mettre fin « de toute urgence » aux hostilités. L’organisation internationale s’inquiète de la poursuite des violences malgré les initiatives diplomatiques engagées pour ramener la paix dans cette région en proie à une grave crise sécuritaire.
Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a lancé un appel solennel pour une cessation immédiate des combats dans l’est de la République démocratique du Congo entre l’armée congolaise et le groupe politico-militaire AFC/M23. Dans une déclaration publiée jeudi 9 juillet 2026, le responsable onusien a exprimé sa profonde préoccupation face à la continuité des affrontements, alors que plusieurs processus de paix tentent de trouver une issue politique au conflit.
« Malgré les accords conclus dans le cadre des processus de paix en cours, les combats se poursuivent sans relâche dans l’est de la RDC », a regretté Volker Türk. Il a exhorté les Forces armées de la RDC et le M23 à « renoncer immédiatement à toute nouvelle violence » et à prendre des mesures urgentes afin d’apaiser les tensions sur le terrain.
Selon les Nations unies, la poursuite des hostilités constitue une menace pour les efforts diplomatiques en cours et aggrave une situation humanitaire déjà fragile. L’organisation internationale estime que les engagements pris dans les différents cadres de négociation doivent désormais se traduire par des actes concrets permettant de protéger les populations civiles.
Dans les provinces orientales de la RDC, notamment dans les zones touchées par les affrontements, les habitants continuent de subir les conséquences directes de l’insécurité. Les violences armées provoquent des déplacements de populations, renforcent la vulnérabilité des civils et accentuent les inquiétudes liées au respect des droits humains.
L’appel de l’ONU intervient alors que plusieurs initiatives régionales et internationales cherchent à favoriser un cessez-le-feu durable entre les parties. Ces démarches visent à encourager le dialogue et à ouvrir la voie à une résolution politique de la crise qui affecte l’est congolais depuis plusieurs années.
Pour Volker Türk, la protection des civils doit rester une priorité absolue. Il appelle les protagonistes du conflit à respecter leurs obligations au regard du droit international humanitaire et à privilégier les solutions pacifiques plutôt que la poursuite des affrontements militaires.
Alors que les combats se poursuivent dans plusieurs zones de l’est de la RDC, les Nations unies estiment qu’une action rapide est indispensable pour éviter une aggravation de la crise sécuritaire et humanitaire. L’organisation réaffirme ainsi son appel à un arrêt immédiat des violences et à un engagement réel en faveur d’une paix durable.



