Économie

Face aux tensions économiques mondiales : La Gambie suspend les déplacements officiels

La présidence de la Gambie a annoncé mardi la suspension immédiate de tous les déplacements officiels jugés non essentiels pour les agents publics. Cette décision, consultée par l’AFP, répond aux répercussions économiques du conflit au Moyen-Orient sur la conjoncture mondiale et les chaînes d’approvisionnement internationales.

La circulaire, signée par Alieu Loum, précise que la suspension prend effet « sans délai » et s’applique à l’ensemble des fonctionnaires « jusqu’à nouvel ordre ». Selon le texte, cette mesure s’inscrit dans un ensemble de « mesures budgétaires rigoureuses » destinées à limiter les effets négatifs du contexte international sur l’économie gambienne. Sur le plan national, le gouvernement constate déjà une hausse des prix des carburants en avril, avec plus de 22 % pour l’essence et plus de 47 % pour le gasoil, selon le ministère du Pétrole, de l’Énergie et des Mines. Pour limiter l’impact sur les ménages, des subventions ont été mises en place.

Cette décision gambienne fait écho à celle du Ousmane Sonko au Sénégal, qui a suspendu les voyages non essentiels de ses ministres, invoquant la dette publique et les effets du conflit au Moyen-Orient.

La Gambie, plus petit État continental d’Afrique, est classée par l’ONU parmi les vingt pays les moins avancés du monde. Sa forte dépendance aux importations et sa marge de manœuvre budgétaire limitée rendent le pays particulièrement sensible aux perturbations économiques mondiales.