Détroit d’Ormuz : Trump reporte l’ultimatum à l’Iran
Le président américain Donald Trump a fixé à mardi soir un nouveau délai pour un accord avec l’Iran concernant la réouverture du détroit d’Ormuz. Cette annonce intervient dans un contexte de tensions croissantes, oscillant entre diplomatie et menaces militaires, alors que les frappes et ripostes font déjà plus de 1 340 morts depuis fin février.
Ce dimanche, Donald Trump a annoncé le report de l’ultimatum adressé à Téhéran, désormais fixé à « mardi 20h00 » heure de Washington (00h00 GMT mercredi), sans préciser les conditions exactes. Plus tôt dans la journée, le président américain a déclaré entrevoir des « chances » de parvenir à un accord, tout en réitérant ses menaces de frappes ciblant des infrastructures stratégiques, comme des ponts ou des centrales électriques, si l’Iran ne se conformait pas. Depuis le 28 février, date du lancement de l’offensive conjointe États-Unis-Israël contre l’Iran, les tensions régionales n’ont cessé d’augmenter, entraînant plus de 1 340 morts, dont l’ancien guide suprême iranien.
Washington exige notamment la réouverture du détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique par lequel transite une part importante du commerce mondial de pétrole. Le blocage ou la perturbation de ce détroit a des répercussions directes sur les marchés énergétiques mondiaux. Trump a aussi indiqué avoir accordé une immunité aux négociateurs iraniens, afin d’assurer leur sécurité pendant les discussions en cours. Ce report constitue le troisième ajustement du calendrier fixé par Washington en quelques jours. Fin mars, un premier ultimatum avait déjà été prolongé de dix jours, puis un nouveau délai expirait lundi soir.
Les déclarations du président américain ont alterné ces derniers jours entre ouverture à une issue négociée et menaces directes sur les infrastructures iraniennes, traduisant une stratégie jugée fluctuante et critiquée par certains responsables politiques américains. Aux États-Unis, les prises de position de Trump suscitent des critiques, notamment de l’opposition, qui s’inquiète des contradictions dans la communication et des risques pour les civils.