CAF : Le Secrétaire général, Veron Mosengo-Omba sur le point de départ ?
Selon AfricaSoccer.com, Veron Mosengo-Omba devrait quitter ses fonctions de secrétaire général de la Confédération africaine de football lors de la réunion du Comité exécutif prévue au Caire. Une information qui pour l’heure n’est pas officielle.
Cette décision intervient dans un contexte de pressions croissantes liées à son maintien en poste au-delà de l’âge réglementaire, suscitant des critiques internes et mettant en lumière des fragilités dans la gouvernance de l’institution. Au cœur de la controverse figure le règlement 130 de la CAF, qui fixe l’âge de départ à la retraite à 63 ans, avec une prolongation maximale de trois ans. Nommé en 2021 à 61 ans, Mosengo-Omba a bénéficié d’une extension accordée par le président Patrice Motsepe, arrivée à échéance en octobre 2025. Son maintien au-delà de cette période a été perçu par plusieurs observateurs comme une entorse aux règles internes, alimentant un débat sur la conformité juridique des décisions prises durant cette phase.
Face à la montée des tensions, des membres du Comité exécutif envisageaient une procédure d’éviction. Selon des sources proches du dossier, rapporte toujours AfricaSoccer.com, le secrétaire général sortant aurait choisi de partir volontairement afin d’éviter une confrontation publique dans un climat jugé « toxique ». Cette sortie intervient alors qu’aucun successeur n’a été officiellement désigné, créant une incertitude immédiate dans la gestion administrative de la CAF.
Au-delà des considérations internes, cette situation soulève des enjeux économiques importants. La stabilité de la gouvernance est un facteur clé pour la crédibilité de la CAF auprès de ses partenaires, sponsors et diffuseurs.Des incertitudes sur la légalité de certaines décisions pourraient fragiliser des contrats commerciaux ou institutionnels, dans un secteur où la sécurité juridique est essentielle pour attirer des investissements.
Le dossier met en évidence des tensions plus profondes au sein de l’instance dirigeante du football africain. Le rôle des organes de contrôle, notamment les comités d’audit et de gouvernance, est questionné, tandis que le silence de la FIFA alimente les spéculations. La proximité supposée entre Mosengo-Omba et le président de la FIFA, Gianni Infantino, a également été évoquée par certains observateurs pour expliquer la durée de son maintien en fonction.
A suivre…