Économie

Bénin : la suppression des droits de douane chinois stimule l’industrialisation

À partir du 1er mai 2026, la Chine supprimera les droits de douane sur les produits de 53 pays africains partenaires, une décision qui relance le commerce sino-africain et offre au Bénin une fenêtre stratégique pour l’industrialisation.

Pour Franck Adjagba, ambassadeur du Bénin à Pékin, cette mesure ne doit pas se limiter à un avantage tarifaire. Elle constitue une opportunité de réorienter l’économie béninoise vers la transformation locale. Le pays vise à accroître la valeur de ses produits agricoles exportés, en mettant l’accent sur l’ananas, le soja et la noix de cajou. L’objectif est double : augmenter les revenus à l’export et créer des emplois locaux, tout en structurant des filières compétitives et durables.

L’ambassadeur souligne l’importance d’impliquer les investisseurs étrangers, notamment chinois, pour apporter technologies, expertise et bonnes pratiques industrielles. Le Bénin prévoit des programmes de formation afin de garantir que les produits respectent les normes sanitaires, phytosanitaires et de conditionnement imposées par la Chine. Le respect de ces standards sera crucial pour tirer pleinement parti du « zéro douane ».

Vers un « Made in Benin » reconnu

Le gouvernement mise sur une chaîne de valeur locale complète, de la production à la transformation, pour renforcer la compétitivité du « Made in Benin » sur le marché chinois. Selon Franck Adjagba, cette démarche pourrait constituer un levier structurel pour l’économie nationale, en transformant les exportations agricoles traditionnelles en moteurs d’industrialisation et de développement durable.

Cette ouverture illustre l’importance de combiner avantages commerciaux et stratégie industrielle pour maximiser l’impact économique sur le long terme.